La croissance phénoménale du crowdfunding – Crowdfunding’s phenomenal growth

Le crowdfunding ne cesse de faire parler de lui, en France comme ailleurs… et son ascension est indiscutable comme le prouve ce graphique (ci-dessous) diffusé par Clarity.fm. Bien que l’information soit largement orientée vers le marché américain, les conclusions sont transposables au marché européen.

Il ne reste plus qu’à faire la même chose de manière dédiée à l’equity crowdfunding!

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Crowdfunding is a ‘hype’ word nowadays, pretty much everywhere in the world… and its growth does not spark any doubt as this infographic (below) put together by Clarity.fm demonstrates. Even if the information is largely extracted from the U.S. market, its conclusions are applicable to the European market as well.

Next step is to do a similar infographic specifically targeted at equity crowdfunding!

Crowdfunding

 

Le futur de l’investissement participatif – The future of equity crowdfunding

(English version below the French one)

Ce post fait suite à la lecture d’un excellent article de Jean de La Rochebrochard que vous trouverez ici sur le futur de l’investissement syndiqué. J’aimerais y ajouter mon opinion sur ce qui vient dans le crowdfunding en France avec les récentes annonces du 14 Février et l’ambiance générale du financement participatif.

Angel List a lancé un mouvement qui n’est pas près de s’arrêter avec Syndicates. C’est peut-être même par là qu’aurait du commencer l’equity crowdfunding. Nous faisons bien confiance à des banquiers, gestionnaires de fonds, managers de family office quant il s’agit d’investir notre épargne – petite ou grande – pourquoi pas un professionnel de l’investissement dans les jeunes entreprises lorsque l’on ne peut pas investir dans les fonds de capital-risque?

Jean de La Rochebrochard décrit très bien le modèle de Syndicate sur la plate-forme Angel List. C’est aujourd’hui un test à grande échelle qui est à mon sens intéressant à tous les niveaux:

Politique: l’adéquation à la réglementation américaine est questionnée, ce qui va nécessiter des prises de position de la part des dirigeants.
Social: cela réinvente le rapport à l’investissement, l’implication des individus dans la gestion de leur épargne et la transparence de l’allocation de leurs fonds.
– Economique: Beaucoup veulent croire à la prise de conscience des sociétés de l’importance d’investir dans les entrepreneurs, ce moyen là participe toujours plus à rendre possible cette démocratisation et ce, (nouveauté) de manière encore plus organisée.
– Sectoriel: personne n’est resté indifférent à ce lancement. Certains venture capitalists ont crié au scandale, d’autres ont applaudi, quelques-uns appellent à la prudence et d’autres encore ont tout de suite pris place dans un “syndicat”. L’absence d’indifférence est ce que tout entrepreneur recherche et c’est bon signe pour le domaine global de l’investissement participatif.

Enfin, et je le mets à part, c’est un puissant outil d’éducation. C’est un des points majeurs soulignés par Jean de La Rochebrochard dans son article et sur lequel je suis complètement en accord. Lorsque je regarde les plate-formes d’equity crowdfunding aujourd’hui ou de mise en relation investisseurs/startups, je ne perçois pas un outil d’apprentissage. Or, ce n’est pas parce que certains vont perdre beaucoup que l’investissement par la foule dans les jeunes entreprises court le risque de rester à l’état embryonnaire, c’est plutôt parce que ceux qui perdent ne le font pas en connaissance de cause. Ou qu’ils n’ont pas eu le sentiment de contrôler ce qu’ils faisaient. 

Si l’on regarde un peu en arrière, dans les années 1940, lorsque Charles Merrill (Merrill Lynch) a pensé qu’il était temps que l’ensemble de la classe moyenne américaine, et notamment les vétérans de la guerre de retour, puissent investir sur les marchés et acheter des actions publiques, il n’a pas simplement ouvert quelques bureaux pour que les gens  (novices) viennent passer des ordres d’achat du jour au lendemain. Charles Merrill a envoyé ses courtiers en province, parfois dans des caravanes aménagées en salle de cours, pour qu’ils informent et éduquent cette nouvelle classe de la population sur les risques de l’investissement, les tenants et les aboutissants de la prise de décision sur les marchés, etc. C’est un superbe coup marketing mais surtout, au lieu de privilégier l’intermédiation, Charles Merrill a d’abord mis en avant l’éducation.

C’est l’unique moyen de permettre la démocratisation. Je veux me faire bien comprendre: je ne dis pas que rien n’est fait en ce sens. De superbes articles existent sur les blogs, sites web, quelques ouvrages y sont consacrés, de nombreuses conférences ou meetups existent pour apprendre aux entrepreneurs à gérer une levée de fonds. Et du côté des investisseurs, il est possible d’intégrer des réseaux locaux de business angels par exemple. Seulement, c’est d’abord aux acteurs de l’equity crowdfunding de remplir ce rôle. Encore plus. Toujours plus. Je suis confiant que cela va se faire et je suis encore plus confiant que ceux qui réussiront deviendront les leaders du secteur.

A titre de comparaison, ce n’est pas anodin de voir la tendance croissante des pure players du marché des changes et de l’investissement sur les marchés publiques “gamifier” leurs plate-formes, favoriser la communication entre les participants et donc donner des outils d’apprentissage.

Pour terminer, j’ouvre également la discussion sur une tendance qui semblent se dégager dans l’equity crowdfunding et qui s’insère parfaitement dans le débat: le rôle des données. Une tension peut se ressentir dans la Silicon Valley entre les avocats de l’investissement  d’amorçage basé principalement sur les données et algorithmes, puis ceux de l’investissement basé sur le ressenti humain. La réponse ne se situe pas aux extrêmes mais bien dans l’opportunité que vont offrir de nouveaux outils de mixer les deux. L’agrégation et l’analyse de données ne remplaceront pas le contact humain et la prise de risque mais ils vont permettre d’optimiser la gestion de l’information, des réseaux et des affinités des investisseurs avec les fondateurs. Ensuite, le talent humain viendra transcender cet environnement optimisé.

L’impact va être immense également sur l’aspect éducatif abordé précédemment. J’imagine déjà le moment (très proche) où un investisseur recevra des recommandations d’investissements basés sur ses qualités business, son réseau, ses mouvements précédents, son score d’affinité avec les fondateurs, sa volonté de prise de risque… et de même pour les fondateurs qui se lancent à la recherche de fonds. Un novice pourra alors connaître le taux d’échec de la création d’entreprise, recevoir des opportunités de projets très précises, savoir pourquoi on lui a envoyé ces projets en particulier, les points les plus importants à regarder, ce qui a échoué/réussi dans des projets similaires, comment accompagner l’équipe et ce dont elle a besoin ainsi que les personnes de son réseau qu’il devrait solliciter.

Nous n’en sommes pas loin, continuons l’effort politique et n’oublions pas en chemin les étapes de réponses aux problématiques fondamentales des entrepreneurs et investisseurs.

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This post follows my reading of a good article written by Jean de La Rochebrochard – that you can find here – about the future of syndicated investment. I would like to contribute and give my opinion on what is coming for crowdfunding in France with the latest (14 of February) legislative ideas and globally with the trend of equity crowdfunding.

Angel List launched a movement with Syndicates that will not decline anytime soon. It is probably even where equity crowdfunding should have started. We surely trust bankers, funds managers, family office professionals when it comes to invest our savings – big or small – why not trusting an early-stage financing expert when we do not have the money to knock on VC doors?

Jean de La Rochebrochard gives a very good account of the Syndicate model on Angel List. It is now a test on a massive scale which appears to me as being interesting for multiple reasons:

– Politically: adequacy to the American rules is questioned, which means political leaders will have to take a stance.
– Socially: it redefines what investing means to individuals, their involvment in managing their savings and the transparency on how their funds are allocated.
– Economically: Many strongly believe to societies now being aware of the importance of investments in entrepreneurs; this means reinforces even more the democratization of early-stage financing while (here comes the new aspect) organizing it better.
Sector-wise: no one is indifferent to this launch. Some VCs screamed at it, others applauded, a bunch of people asked to be careful and some others instantly joined a syndicate. The absence of indifference is what every entrepreneur wants and that is a good sign for the global crowdinvesting field.

At last – and I put it apart – it is a powerful educating tool. It is a key point put forward by Jean de La Rochebrochard in his article and with which I fully agree. When I look upon the existing equity crowdfunding or investor/founder introduction platforms, I do not see an educating tool. However, it is not because some will lose a lot that equity crowdfunding might be jeopardized, instead it is because those who lose do not do it with full awareness. Or not with the feeling of controlling what they were doing when taking such risk.

If we look back in time, in the 1940s, when Charles E. Merrill (Merrill Lynch) thought it was time for the whole American middle-class – and particularly former soldiers coming back from war – to invest in stock markets and shares, he did not only open offices so newcomers could come and buy or sell those assets as if they always did. Charles Merrill sent his brokers on the field, sometimes in classroom-style trailers, so they would inform and teach this new class of investors about risks, ins and outs of the stock markets, etc. It is a superb marketing move but more than that it gave more weight to education instead of favouring intermediation.

This is the single most fundamental means to democratize equity crowdfunding. I want to be crystal clear: I am not saying that nothing is done already. Brilliant articles are freely available on blogs, websites, some books are dedicated to early-stage financing, numerous conferences or meetups exist to teach entrepreneurs how to fundraise. And investors can join local business angel networks for instance. Nevertheless, it should be the equity crowdfunding entities that should tackle it first. Even more. Ever more. I am bullish that it will be done and I am even more bullish that the better ones at executing that will end up leading this market.

As a comparison, it feels similar to watch the current trend of the pure players of the foreign exchange and stock markets “gamifying” their platforms, enhancing social communications between participants and therefore providing learning tools. 

To conclude, I would like to open the discussion on a trend that is coming out of equity crowdfunding and fits nicely in this debate: the role of data. Advocates of data/algorithm-driven early-stage investments and advocates of human-only investments have been quarrelling in the Silicon Valley for some time. The answer is not in the extremes but in the opportunity that will emerge from mixing both approaches. Aggregating and analyzing data will not get rid of human feelings and risk-taking behaviour but it will enable optimizing the management of information, networks and affinities between investors and founders. Then, human talent will kick in to transcend this optimized environment.

The impact will be huge as well on the learning aspect previously described. I already see the moment (soon to come) when an investor will get recommendations about possible investments based on his/her business skills, network, past moves, affinity score with founders, appetence for risk… and this will be no different for founders looking for funds. A newcomer will be able to know the massive failure rate of business creation, get investment opportunities curated for him/her, know exactly why he/she received those particular projects, the key points to check, what failed/succeed in similar projects in the past, how to help the team and what it needs as well as whom he/she should contact in his/her network.

We are not far from this vision, let’s push further the political effort but let’s not forget to answer the fundamental problems of entrepreneurs and investors while moving forward.

La boite à outils: assurer sa communication envers ses investisseurs – “Startup toolkit: how to rock an investor update”

(English link at the end)

En parcourant les news et certains blogs hier, j’ai eu l’opportunité de découvrir un article rédigé par l’équipe de HabitLabs au sujet de leur ‘investor update’. La communication est cruciale, que ce soit auprès de ses investisseurs, de son entourage, de son réseau afin d’engager au maximum cette communauté dans l’aventure et les rendre amoureux de votre produit (un peu d’aide et de pub gratuite n’a jamais fait de mal!). Et surtout, la prise de recul sur votre propre performance, vos avancées et vos échecs se révèle fondamentale pour votre conquête du monde (dans lequel se trouve votre super entreprise).

Je conseille vivement de lire le post original ici. Pour ceux qui le préfèrent, je vous fais la traduction des meilleurs paragraphes ci-dessous:

“Vos premiers investisseurs doivent vous aimer, *beaucoup* vous aimer, pour vous ouvrir leur portefeuille.

Mais les investisseurs se doivent d’amener plus que de l’argent. Idéalement, ils apportent d’autres joyaux sur la table (introductions à d’autres investisseurs, test produit,…) d’une valeur indéniable pour la création et la mise en orbite de votre startup.

Mais il est aussi du devoir de l’entrepreneur de délivrer plus qu’un ‘bon’ produit. Cela requiert plus que quelques mois pour construire quelque chose d’utile et d’incroyablement fonctionnel.

Soyons réaliste – le produit le plus important au démarrage d’une startup reste l’équipe.

Communiquer sur la croissance de l’équipe et son efficacité (ou ses challenges et difficultés) aux investisseurs est une part importante de la relation.

En plus d’aider les investisseurs à se maintenir au courant de ce qui se passe dans le quotidien de l’entreprise, les informations transmises de manière régulière servent de machine à remonter le temps en interne, d’archives du passé. C’est en quelque sorte l’histoire écrite de l’entreprise en construction.

Je crois profondément que quelqu’un de l’équipe doit se charger d’enregistrer les événements importants depuis le 1er jour.

Soyez-en sur – vous allez rencontrer de nombreuses périodes dans le futur où la récitation d’une ballade contant vos victoires et échecs passés soufflera un vent gonflé d’émotion que l’équipe se devra de raviver.

Est-ce qu’il m’est ‘obligatoire’ de le faire? Est-ce la demande de l’un de mes investisseurs? Non.

Nous allons désormais envoyer un aperçu de notre progrès tous les mois (au minimum) par email, et nous appellerons nos investisseurs au moins 1 fois par mois (voir 2 fois en période de levée de fonds).

Les ‘mises à jour’ investisseurs remplissent 3 fonctions majeures:

1. Conserver les investisseurs engagés.

2. Enregistrer la construction et progression de la culture de l’entreprise, de son produit et de ses actifs.

3. Agir comme un super moyen de porter de l’attention aux chiffres qui semblent positivement corrélés à votre succès.

Un autre plus – une version abrégée de cette mise à jour investisseurs est un petit bijou d’actualités de votre business prêt à être réutilisé auprès d’investisseurs potentiels et amis+famille qui pensent que votre aventure d’entrepreneur est folle – même les amis/ennemis de votre secteur.

Si vous n’avez encore jamais réalisé de communication investisseurs, pas d’inquiétude. Il n’est jamais trop tard pour faire bonne impression.

Voici comment se lancer:

1. Mettez de côté des articles/liens/vidéos intéressantes qui vont vous aider à remplir votre newsletter investisseurs.

2. Composez des listes d’emails de vos investisseurs actuels, de vos prospects (investisseurs), de votre famille+amis et de vos ‘ennemis respectables’ qui devraient craindre votre disruption. Vous enverrez une version adaptée à toutes ces listes une fois par mois.

3. Organisez votre matériel dans l’ordre suivi par vos investisseurs pour décider de mettre leur argent dans votre aventure entrepreneuriale: l’équipe, la culture, le produit.

4. Le document devrait représenter environ une page dans un Google doc. Soignez votre mise en page.

NOTE: Ne soyez pas ennuyeux. Votre document doit se lire comme une lettre de ce bon vieil ami qui était toujours un peu meilleur que vous à l’école. Mettez vos succès en avant, mais n’en faites pas trop. Soyez simple et réaliste.

LE PETIT PLUS: Rappelez-vous que vos investisseurs veulent vous voir comme des êtres humains, et se sentir animé par la passion de résoudre le problème que vous attaquez + le produit que vous développez devant leurs yeux.

Vous voulez donc qu’ils se rappellent de vos efforts mensuels, qu’ils prennent votre appel le dimanche (ou répondent à vos emails en urgence).

LE PLUS IMPORTANT: Vous voulez gardez ces investisseurs engagés à vos côtés, dans votre business et dans vous en tant qu’individu.

Il est facile de constater une distance s’installer une fois le chèque dans votre compte bancaire et vos investisseurs attendront pour voir si vous êtes l’une de ces startups qui meurent en cours de chemin ou l’un de ces gros tickets qui rapportent beaucoup.

Un plan de notre newsletter mensuelle:

Commentaires+demandes précises d’aide.
L’équipe.
La culture.
Le produit.
L’état du business.
La presse.
La communauté/le leadership pour la faire grandir.
Le financement.

Une dernière astuce retirée de cette mise à jour investisseurs…

Composer ce document vous aide à rassembler les données cruciales pour l’évaluation du succès de votre startup (ou son échec).

Maintenant à vous de jouer et de communiquer. Les créateurs d’entreprises qui ne restent pas en contact régulier se sentent souvent inconfortable, effrayé, stressé ou à même d’échouer. N’ayez pas honte de montrer tout ce qui peut avoir de la valeur aux yeux de vos investisseurs et ce sur quoi ils peuvent contribuer. Cela fait aussi partie de leur job.

Mais ils ne pourront pas vous fournir les ressources nécessaires qui vous aideront à nager plutôt que de couler si. vous. ne. leur. demandez. pas.

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Reading the news and some blogs yesterday, I got the opportunity to come across an article written by the HabitLabs team regarding their investor updates. Communication is crucial, be it for investors, family, your network, in order to involve this community as much as you can in your entrepreneurial adventure and make sure they love your product (free help and advocacy never hurt anyone!). Moreover, taking a step back on your own performance, your progress and failures proves to be fundamental when it comes to conquering the world (in which your startup takes place).

I highly recommend reading the original post here. The French text above is only a translation of the best paragraphs.

Enjoy!

Love Money, si peu de publicité mais tellement d’impact – Love Money, the unsexy-yet-so-impactful funding

(English translation below)

Au travers de mes recherches et rencontres avec de nombreux entrepreneurs, une notion cruciale s’est déroulée devant moi: celle du financement provenant de la famille, les amis, et la communauté proche du créateur d’entreprise. Or, on en parle très peu! C’est bien moins sexy que les grandes opérations de capital-risque, les startups utilisent cet argent dans une phase très amont de leur projet et l’émotion assignée à ce capital est bien supérieure à celle corrélée à de l’argent qualifié “d’extérieur”.

Néanmoins, une étude de l’activité entrepreneuriale conduite par les universités Babson et Baruch aux Etats-Unis en 2012 démontre que 82% des fonds reçus par les startups (sur le sol américain) provenaient de telles connections personnelles. 82%! Effectivement les montants moyens sont beaucoup plus faibles mais une fois la globalité additionnée, l’impact est étourdissant. C’est l’un des véritables vecteurs de l’économie, un fondement de la réussite des entrepreneurs, une bouteille d’oxygène parfois un peu lourde (émotionnellement) à porter mais tellement fondamentale pour la survie de l’entreprise.

Ce fut déjà le moteur de la première révolution industrielle où la plupart des usines de textile et les machines à vapeur ne pouvaient être acquises qu’au moyen de capital informel. Et la tendance n’est pas près de s’estomper. Avec la chute dramatique du coût de lancement d’une startup, il devient possible à une grande partie des entrepreneurs de financer leurs débuts par cette manne financière issue de la famille, les amis ou ex-collègues, ex-boss. Y Combinator, le célèbre accélérateur, notait récemment qu’en 2012, les startups ayant participé au programme et réussi à atteindre le “point-mort” (break-even) ont nécessité environ $5000 seulement pour y arriver.

Le rapport de 2006 du Global Entrepreneurship Monitor donne une vision globale et poussée des processus en jeu dans ce domaine qualifié de “financement informel”, notamment le degré de proximité entre l’entrepreneur et ses investisseurs informels.

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Malgré tout, il est important de constater les problèmes engendrés par ce type de financement. En premier lieu, la gestion de l’émotionnel: il est dur de demander à son entourage d’engager un investissement qui sera bloqué pendant un temps important avec le risque prononcé qu’il soit perdu. La volonté de remercier ce soutien autrement que par le remboursement rapide est intensément présent en général mais sous quelle forme? Ensuite, la communication: comment demander, comment effectuer la démarche, quel discours tenir? Puis, la formalisation: ce processus à caractère humain requiert une organisation matérielle et juridique pour rassurer les parties, assurer le développement futur de l’initiative, laisser à l’entrepreneur tout contrôle et clarifier les termes de l’engagement.

Néanmoins, l’avenir de toute société et sa prospérité économique résident en partie dans le succès entrepreneurial de ses citoyens qui osent prendre des risques. Il est incroyable en ce sens que les familles et amis tiennent à encourager leurs proches créateurs. Ils deviennent eux-mêmes par extension entrepreneurs en intégrant une aventure qu’ils n’auraient peut-être jamais l’occasion de vivre autrement. C’est l’un des plus grands retours sur investissement possible. Ils peuvent perdre leur argent, c’est évident et non-négligeable, mais personne ne leur enlèvera la satisfaction d’avoir fait partie d’une histoire, d’une communauté engagée et d’avoir rêvé au côté des fondateurs à l’oeuvre.

Love Money. Moins sexy, peut-être. Fondamental, toujours.

Sources

Global Entrepreneurship Monitor
Y Combinator

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Going through my research, market studies and numerous meetings with entrepreneurs, a fundamental notion extended its legs in front me: the friends and family financing for startups. We hardly talk about it! It looks much less sexy than big venture capital investments, startups use it at a very early-stage (and very uncertain) and the emotional aspect of this capital is much much stronger than the one derived from taking on ‘external’ capital.

Nevertheless, a study conducted by Babson and Baruch Colleges in the US in 2012 about entrepreneurial activity showed that 82% of funds received by startups there “were provided by such personal connections“. 82%! It is true that on average investment amounts are way below what could be given in the VC industry but once everything is added up, the subsequent impact is huge. It is a true factor of economic growth, a fundation of entrepreneurs’ success, an oxygen bottle which can sometimes be a bit (emotionally) heavy but crucial for the survival of the companies.

It was already the fuel of the economy during the first industrial revolution when most textiles factories and steam machines were only acquired thanks to informal capital. And this trend is not going to vanish soon. Given the dramatically low cost of starting a company nowadays, it is possible for most entrepreneurs to fund their beginnings with this financial pool coming from the family, friends, colleagues and former bosses. Y Combinator, the famous accelerator, was writing recently that the startups that went through the program in 2012 which were able to break even had needed around $ 5,000 to do so. 

The 2006 Global Entrepreneurship Monitor report gives a global and deeper vision of the processes at stake in the field of “informal financing” – particularly the relationship proximity between those investors and the entrepreneurs.

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Despite all that, it is important to take a look at the problems stemming from such situations. First of all, the emotional rollercoaster: it is quite hard to ask close friends or family members to write a check and give money that will probably be unavailable for a long time with a high risk of losing it all. The will to thank for that support is very intense in general, but how? Then, communication: how to ask, to do the first step, which speech should one deliver? At last, formalisation: this investment where the human aspect is more important than anything else still needs to be formally organised, with legal documents, in order to make everyone comfortable, every term clear, prevent any bumps in the startup’s future development and give all control to the entrepreneur.

However, the future of all societies and their economic prosperity lie in the entrepreneurial success of their citizens who dare taking risks. It is therefore unbelievable that families and friends wish to support the funders they know. They become themselves entrepreneurs by integrating an adventure they might never have the chance to experiment otherwise. It is by the way the most incredible return on investment. They can lose money in the process – it is obvious and not negligible – but no one will ever be able to take away their satisfaction of having been part of a real story, an involved community and their right to dream alongside the funders working hard to accomplish their goal. 

Love Money. Unsexy, maybe. Fundamental, always.

Sources

Global Entrepreneurship Monitor
Y Combinator

Dans le futur, on pourra… / In the future, we will be able to…

(English translation below)

Ce post fait suite à une réflexion qui m’a réveillée cette nuit et qui était toujours là ce matin. Je me suis posé de nombreuses questions suite à l’article de Paul Graham (Y Combinator) datant de Août 2010 concernant le futur du financement des startups: vous pouvez le trouver en anglais ici. Nous sommes aujourd’hui en 2013, ce domaine d’investissement est d’actualité, les observations peuvent donc être doubles: 1/a-t-il eu raison jusqu’ici? 2/que nous réserve la suite pour le financement des startups? 

Alors je vous pose la question et je commence la discussion! Comment imaginez-vous le futur du financement d’une startup? Je ne parle pas ici de solutions précises mais de comportement, de fait sociétal, de tendances, de problèmes résolus. Voici l’une des mes idées, à vous d’inscrire les vôtres dans les commentaires.

Dans le futur (du financement des startups), on pourra…

– Lever moins de fonds mais plus souvent car le temps et les coûts nécessaires seront considérablement réduits.

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This post was written after I got woken up last night by my thoughts which were still there this morning. I asked myself numerous questions following Paul Graham’s article (Y Combinator) from August 2010 about “the future of startup funding”: you can find it here. We are now in 2013, this field is making the headlines, we can therefore ask ourselves two questions: 1/Was he right until now? 2/What is up the road regarding startup funding?

So I publicly ask your opinion about that and start the discussion! How do you imagine the future of startup funding? I am not talking about specific solutions here but behaviors, social facts, trends, solved problems. Here is one of the ideas I think will become more and more important, the floor (in the comments) is yours to express your own.

In the future of startup funding, we will be able to…

– Raise less money but more often because time and costs associated with this process will dramatically shrink.

Assises du Financement Participatif: top ou flop? / Crowdfunding Public Discussions: top or not?

Je vais faire court ici et poser plus de questions que je ne vais apporter de réponses. Les Assises de la Finance Participative se sont tenues ce lundi 30 Septembre 2013 à Paris avec pour but de rassembler tous les acteurs et “stakeholders” de cet écosystème afin de définir un cadre juridique plus adapté à ces nouveaux modes de financement. L’enthousiasme fut au rendez-vous! Le nombre de participants a confirmé les attentes du public à ce sujet (en plus des 33 millions d’euros levés au 1er semestre 2013 par les 3 types de Crowdfunding).

Je vous conseille de regarder en détail les conclusions des débats mais voici en bref les mesures annoncées après les discussions:

– Création d’un statut spécifique de “Conseiller en Investissement Participatif” afin d’alléger les contraintes financières et légales pesant sur les plate-formes étant donné les différences majeures vis-à-vis des établissements bancaires, d’assurance et de crédit.

– La remise en question du monopole bancaire pour l’octroi de prêts à titre onéreux avec cependant un plafond fixé à 300 000 euros en cumulé et 250 euros par participant.

– Le lancement du site tousnosprojets.bpifrance.fr pour regrouper tous les acteurs et tous les projets, du moins ceux qui remplissent des critères définis par la Banque Publique d’Investissement.

Comme il semble apparaître, et c’est compréhensible, la prudence reste de mise pour assurer la sécurité de l’argent des épargnants et le bon développement du secteur. Le gouvernement prévoit désormais de légiférer par ordonnance aux environs du 1er trimestre 2014 après une période de consultation publique qui s’étend jusqu’au 15 novembre.

Je reste très enthousiaste vis-à-vis de cette initiative. La parole a été donnée et les citoyens acteurs de cet écosystème ont su saisir l’opportunité de s’exprimer dans un esprit de construction et de progrès. Cependant, ces mesures vont-elles véritablement permettre l’essor du crowdfunding? Est-ce LA révolution annoncée?

Je trouve que ces assises ont plus appuyé le développement des plates-formes dédiées au don et au prêt que celles tournées vers l’entrée au capital. Est-ce simplement le fait du poids de chaque type de crowdfunding dans l’économie actuelle?

De plus, les applications et ordonnances du gouvernement restent à être adoptées et publiées. Que penser d’une telle initiative et sa probabilité de succès quand un vote contre la gratuité des frais de port des livres vendus sur internet fait désormais loi? Il faut comprendre les intérêts et les positions de toutes les parties pour visualiser le contexte qui a mené à ce vote mais je reste persuadé qu’il y a dans cette décision une incompréhension du fonctionnement d’un business et son impact sur la société qui l’entoure. J’aurais aimé que l’on parle également des bienfaits et de l’ouverture culturelle qu’a favorisée cette politique de frais de port gratuits pour les millions d’auteurs et de lecteurs qui en ont profité.

Que va t-il en être lorsque les décisions importantes impactant le crowdfunding vont devoir être prises “pour de vrai”? C’est à méditer.

La parole est à vous! Qu’en pensez-vous? Que vous inspire les récentes avancées de cette semaine?

Et quels vont être les facteurs de réussite ou d’échec de chaque type de crowdfunding d’après le cadre qui se met en place?

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I will make this post a short one and ask more questions than I will give answers. The “Assises de la Finance Participative” (Crowdfunding public discussions) took place this Monday, 30th of September, 2013 in Paris and aimed at gathering all stakeholders of this sector in order to set up a better legal framework for those new types of financing. People’s enthusiasm spread through the crowd! The number of people participating confirmed the high expectations shown by the general public as much as the 33 millions euros raised in France by those 3 means of crowdfunding during the 1st semester of 2013.

I recommend to look deeper at the outcomes of the debates but here are briefly explained the measures displayed at the end of the day:

– Creation of a specific status called “Conseiller en Investissement Participatif” (crowdfunding services advisor) with much fewer financial and legal constraints for crowdfunding platforms given the major differences with banks, insurance and credit institutions.

– The partial relaxing of the banking monopoly on credit with the possibility for crowdfunding platforms to lend money within (however) the limits of 300 000 euros per deal and 250 euros per individual lender.

– The launch of the website tousnosprojets.bpifrance.fr which will advertise most companies in the field and their projects, at least those being compliant with criteria defined by the BPI (French Public Investment Bank).

It appears – and everyone understands it – that the government remains very cautious to prevent any misadventure from happening to people’s savings. The good development of the sector relies on it. Public orders (instead of laws, taking longer to go through) should be enforced during the 1st semester of 2014 and the public consultations will continue to run until mid-november.

I am still quite bullish regarding this initiative. Citizens have been enabled to give their say since they are at the forefront of this revolution and all speeches were constructive and leaning towards progress. Will all this support the “grand” development of Crowdfunding however? Is this really THE revolution?

I personally feel that loan-based and donation-based platforms have been favored compared to the equity-based ones. Is it only due to their prominent place on the crowdfunding stage and our economy at the moment?

Moreover, government’s orders are still to be adopted and published. What can we take for granted in this initiative when a case against free delivery costs for books sold on the internet this week turned into law? It is of the utmost importance to understand all parties’ stakes and positions to put this vote into context but I am convinced that there are some misunderstandings about how to run a business and its impact on the society revolving around it. I would have appreciated to hear about the benefits and cultural open-mindedness that were fostered within the different social groups – composed of millions of authors and readers – thanks to this policy of free shipping costs.

What will happen when the important decisions affecting crowdfunding will be voted “for real”? This is something to think about.

Now the floor is yours! Write some comments: what do you think of all that? What are your impressions on the French progress in that field?

Furthermore, what will be the success or failure factors of each branch of crowdfunding in this framework?

Crowdfunding: ne pas crier victoire mais continuer le travail avec optimisme – Crowdfunding in France: no victory yet but let’s keep the good momentum going

Le ministre de l’économie et des finances, Pierre Moscovici, l’a annoncé parmi ses mesures ce mercredi 4 septembre 2013: le gouvernement veut prouver qu’il prend le financement participatif (ou crowdfunding) au sérieux. Etant l’un des points crucial que je vais aborder sur ce blog, je ne m’étends pas dans ce post sur les bienfaits ou les risques de ces fonds mais simplement sur l’actualité de ces derniers jours.

Suite à la clarification antérieure de l’autorité des marchés financiers en partenariat avec l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution des différents statuts pour les acteurs du crowdfunding, une nouvelle étape était requise pour 1/encadrer la pratique, 2/lui permettre de se déployer à plus grande échelle et favoriser le soutien à l’innovation.

La majeure partie des plates-formes qui permettent le financement en capital en échange d’une entrée comme actionnaire dans les jeunes entreprises utilisent aujourd’hui le statut de prestataire de services d’investissements qui a été défini bien avant l’émergence de ce type de levées de fonds. Ainsi, les acteurs de “l’equity crowdfunding” doivent jongler avec des règles et des conditions (expliquées sur cette page du site de l’AMF) créées à une autre époque pour d’autres situations. L’idée de la mise en place d’un statut de “conseiller en financement participatif” fait donc son chemin. Les plates-formes de “don” de leur côté pourraient voir un régime prudentiel allégé s’appliquer.

Aussi important cela soit-il, l’avancée majeure qui est apparue à l’horizon concerne l’idée d’une “adaptation du régime et du périmètre des offres au public de titres financiers“. En effet, à l’heure actuelle, pour que l’offre soit une offre privée à l’épargne, il faut qu’elle soit adressée à un investisseur qualifié ou à un cercle restreint d’investisseurs (i.e. moins de 150 personnes). L’offre au public qui pourrait permettre de toucher un nombre plus important d’investisseurs (surtout dans la communication de l’offre afin de susciter l’intérêt, j’y reviendrais dans un autre post) nécessite la publication d’un prospectus certifié par l’AMF bien trop lourd pour une jeune startup et avec le dévoilement d’informations non disponibles ou confidentielles à ce stade. Une adaptation du régime pourrait alors permettre au crowfunding de prendre son véritable envol et renforcer ses bienfait sur la création d’entreprise.

Néanmoins, soyons clair… Ces mesures restent encore de simples propositions sans véritable profondeur et clarifications sur leur application. Il ne faut donc pas faire de surenchères et crier victoire trop vite. Mais il est bon de communiquer notre optimisme tout de même, notre société en a besoin et il est important de montrer que la liberté d’action dont dispose un entrepreneur possède un véritable impact sur l’environnement où il évolue. Les entrepreneurs sont entendus, les choses bougent et l’avenir ne sera pas statique. Chaque avancée mérite d’être appréciée avant que l’on se remette en chemin vers la prochaine étape.

Pour terminer, il est important d’élargir le sujet puisque la France n’est pas seule dans cette réflexion, l’Union Européenne suit de très près ce domaine économique. Le commissaire européen aux affaires intérieures, Michel Barnier, a eu l’occasion de s’exprimer à ce sujet à plusieurs reprises. Il serait contre-productif pour le gouvernement français de suivre la politique de l’autruche à cet égard et un régime européen uniformisé représenterait un pas en avant majeur pour le développement du secteur et sa compétition face aux concurrents américains. Un business angel doit pouvoir investir et soutenir des projets partout en Europe, il en va du succès de l’internationalisation et de la croissance de nos jeunes entreprises, de l’amélioration de la liquidité des titres échangés de manière privée et de la dynamique de l’entrepreneuriat dans la communauté. Les élections européennes étant dans moins de neuf mois, les stratégies politiques pourraient jouer des tours aux besoins économiques. Espérons simplement que tout le monde adopte une approche pragmatique.

A suivre.

Sources:
Les echos
AMF France

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The French finance minister, Pierre Moscovici, wrote it among its economic measures presented on the 4th of September, 2013: the French government wants to demonstrate how committed it is to tackle the needs of the crowdfunding field. As this will be a key point dealt with in this blog, I will not speak about the pros and cons in this post but only the recent news.

After the relevant organizations had clarified a bit the existing situation (Autorité des Marchés FInanciers), a new step was required to 1/regulate the field, 2/empower it so as to enable a wider support of innovation.

Most of the existing platforms which make equity crowdfunding in young companies possible today use a status called “prestataire de services d’investissement” (investing services provider) – status which has been created way before this way of raising funds existed. Therefore, “equity crowdfunding” platforms need to juggle with rules and conditions (explained in French on the AMF website) established for other situations. The idea of implementing a status of so-called “conseiller en financement participatif” (crowdfunding services advisor) is making its way and could soon take shape in the French business law. Crowdfunding platforms based on gifts on their side might enjoy a less constraining conservative regime.

As appealing as it sounds, I think the real breakthrough lies in the commitment to adapt the regime and definition of the offer of financial products to the public – a bit like the change the US has embraced with the JOBS act. As of today, in order to be a private offer to investors, the investment proposal must be shown to qualified investors only or a restricted number of non-qualified investors (i.e. less than 150 of them). Making a public offer would help to democratize those kind of investments (at least in being able to reach a far greater number of people to make sure a couple of them get excited and provide the funds) but it requires an AMF-certified leaflet which proves too heavy or exposing in terms of information for a startup spreading its wings. This foreseen adaptation could enable crowdfunding to get off its leash and back its benefits for enterprise creation.

Let’s be clear though… Those measures still qualify as ideas only without deep explanations and clarifications on how they will be shaped. It is important not to call it a victory yet. But I do think that we should still communicate our optimism; our societies need it and it is fundamental to show that our freedom to act as entrepreneurs does impact the environment in which we navigate. Entrepreneurs seem to be heard now in France, stuff happens and the future will not be an old picture of the past. Each step deserves to be appreciated before everyone comes back to preparing the grounds for the next stage.

To conclude, I would like to extend a bit the subject outside of the French borders since it is not this only part of the European Union where the discussion takes place. The European Commission follows this field quite a lot nowadays and Michel Barnier – Internal Affairs European Commissioner – expressed himself several times on the matter. It would not be productive to turn our back on what is happening at the European level and a standardized European crowdfunding regime (or one per crowdfunding type) would constitute a huge leap forward for the development of this sector and empowering it in order to compete with its American counterparts. A Business Angel has to be able to invest and support innovation wherever it shows up in Europe. This is undoubtedly one of the criteria to ensure successful internationalization and growth of our young companies, improvement of liquidity for Business Angels (and privately-exchanged equity) and the entrepreneurship dynamic of the community. European elections being in less than nine months, political strategies might play an unfortunate role to the previously displayed economic needs. Let’s just wish that everybody will embrace a pragmatic approach.

To be continued.

Sources: 
Les Echos
AMF

Trouver un nom qui fait la différence pour votre entreprise

(English translation will be posted soon)

Lorsque l’entrepreneur franchit le pas de la création d’entreprise, que l’idée révolutionnaire (du moins doit-il la ressentir comme telle, non ?) est ancrée dans son esprit et que la dynamique de l’éclair de génie se calme, s’amorce alors la phase pratique de construction véritable de l’entreprise. Beaucoup de questions émergent – de la recherche d’un associé, du meilleur environnement pour se lancer, de la recherche de fonds à… l’idée d’un nom pour identifier le nouveau business.

Le nom est capital. C’est lui qui va communiquer l’esprit de l’entreprise, servir de référence, être l’un des premiers points d’approche pour les clients et construire à la fois l’image du groupe comme celui du produit/service. L’idée du nom peut être instantanée et sembler évidente mais plus généralement, cela requiert un travail méthodique de recherche pour aboutir au nom le plus approprié, aussi simple puisse-t-il paraître. Instinct Entrepreneur fait partie de ces marques là. Il m’a fallu environ 2 jours de recherche intense pour arriver à la conclusion que j’étais parvenu à identifier un nom me permettant de communiquer l’histoire qui correspondait à l’aventure entrepreneuriale dans laquelle je me lançais.

Voici les étapes par lesquelles je conseille les entrepreneurs de passer afin d’unir leur environnement autour d’un nom qui véhicule une histoire :

1.       Brainstorming : écrivez sur un papier tous les mots qui vous paraissent liés à votre business

i.      Valeurs charactéristiques qui sous-tendent l’initiative

ii.      Besoins auquel il répond

iii.      Clients principaux

iv.      Traits familiers du milieu où il se positionne, l’univers

v.      Mots-clés de l’histoire qui veut ètre transmise

vi.     Sigles qui pourraient aider la communication

vii.    …

Il est bien sur possible de chercher des traductions latines, grecques… de certains mots si cela semble pertinent étant donné l’image que peuvent apporter ces résonances linguistiques.

2.       Regroupement : classer les idées notées en 1, 2 ou 3 groupes génériques

Deux raisons justifient cette étape : l’optimisation et la concision. En effet, un nom doit rester court pour être impactant et aisément transmissible. Puis il se doit d’être précis. Comme disent les anglo-saxons: KISS, keep it short and simple. Or, tenter de combiner des propositions émises lors du brainstorming risque d’aboutir à une confusion. Rapprocher deux mots issus du i. et du v. ci-dessus n’est surement pas le plus judicieux puisque ces notions sont proches. Le nom ainsi formé risque de ne pas permettre au client de s’identifier ou de n’être pas clair sur le positionnement de l’entreprise (d’où le manque d’optimisation). Ainsi, deux mots se trouvant sous la même bannière ne doivent pas apparaître dans le résultat final (qu’ils soient utilisés entiers ou non).

3.       Priorisation: faites des choix

Quels groupes semblent les plus importants à valoriser ? C’est une question très personnelle à laquelle vous et/ou l’équipe devez répondre. De quelle manière voulez-vous apparaître ? Est-il plus important de transmettre une émotion, faire comprendre le cœur du business immédiatement ou se conformer aux codes en vigueur dans le milieu où se place l’entreprise?

Pour exemple, plus que la volonté d’apparaître expert ou de communiquer immédiatement le business de Instinct Entrepreneur, c’est le désir d’entraîner la curiosité et d’attiser l’imagination qui prévalait dans la recherche d’une telle marque.

4.       Sélection: appel à la créativité

Maintenant que les priorités sont fixées, un mot parmi ceux qui sont sous vos yeux se démarque-t-il? Il est possible de le couper, l’associer, y ajouter des voyelles, etc. Le “o” ajouté à la fin a eu tendance (à tort ou à raison, c’est un autre sujet de post) à être très utilisé de nos jours.

Si besoin, n’hésitez pas à regarder dans un dictionnaire de synonymes. Une même idée peut être communiquée de plusieurs manières, avec une prononciation différente, plus ou moins agréable, accrocheuse.

5.       Géographie et homogénéité: l’importance du marché envisagé

Il peut paraître un peu rapide pour certains d’envisager la croissance internationale de l’organisation au stade de la recherche de la marque mais cela requiert malgré tout un moment de réflexion. Est-il primordial que la marque puisse être comprise dans une langue étrangère? L’entreprise va-t-elle se lancer uniquement sur le marché français dans un premier temps? Préférez-vous l’homogénéité (une marque pour tous les marchés) ou l’hétérogénéité (une marque par marché)? Quelle est la perception du secteur dans d’autres sociétés, environnements (un nom français pour se lancer dans le luxe peut être un plus, y compris à l’étranger)? Que donne la prononciation si elle est effectuée par une personne de langue anglaise, espagnole, arabe…? Instinct Entrepreneur a fait l’objet de ce processus et la marque est apparue comme une évidence puisque la signification est transposable en langue anglaise où “instinct” et “entrepreneur” font partie du vocabulaire et conservent une signification identique.

Une fois que votre esprit ou celui des membres de l’équipe commence à se focaliser sur une ou deux idées, il est temps de se poser une question fondamentale avant d’aller plus loin: êtes-vous le premier?

6.       Disponibilité: l’étape cruciale

Cela peut être frustrant. Tout ce chemin parcouru, les heures de brainstorming, la conclusion d’un accord avec l’équipe, le réveil dans la nuit pour noter une nouvelle idée… et vous découvrez que quelqu’un d’autre y a pensé avant vous, a déposé la marque ou acheté le nom de domaine internet. C’est le jeu! Dans tous les cas, la vérification s’impose.

Des sites existent pour vous permettre de constater si 1/la marque est déjà déposée dans la “classe” qui correspond à votre activité, 2/le nom de domaine internet a déjà été enregistré.

Pour la marque, dirigez-vous vers l’INPI et pour le nom de domaine internet, l’AFNIC ou OVH (pour le .com notamment). De manière gratuite et rapide, ces outils vous donnent accès à leur base de données.

Si la marque spécifique ou le domaine ne sont pas disponibles, cela ne veut pas dire que vous ne pouvez pas entrer en leur possession mais un choix s’impose: êtes-vous prêt à les racheter? De nombreuses histoires existent où les entrepreneurs ont réussi à convaincre les propriétaires de leur céder (gratuitement parfois!), surtout lorsque le dépôt n’a pas été suivi d’une utilisation. Rien ne vous empêche d’entrer en contact et tenter le tout pour le tout. Comme pour ce qui va suivre dans votre initiative de création, vendez-vous, vendez votre histoire et l’on vous écoutera.

Si tout est disponible et que vous êtes persuadés de l’adéquation de la marque à votre projet, il ne vous reste plus qu’à sauter le pas. Le site de l’INPI vous permet de déposer un dossier en ligne de manière assez simple. Des aides sont fournies pour vous permettre de déterminer les “classes” auxquelles vous appartenez. De même, OVH qui est l’un des plus gros sites européens d’hébergement et distribution de domaines internet vous offre la possibilité de réserver l’adresse et faire héberger le site sur leurs serveurs, ce qui facilite la procédure (1and1 fournit exactement les mêmes services).

Astuce: lors d’un dépôt de marque, il vous est demandé de choisir les classes parmi lesquelles se positionne votre produit ou service (i.e: il est par exemple admis que Mont-Blanc soit utilisé par un fabriquant de stylos haut-de-gamme et par un fabriquant de desserts car les classes sont totalement différentes). Pour le même prix – 200euros (dépôt électronique) – l’INPI autorise le dépôt de la marque dans 3 classe différentes (parmi 45). Pensez bien à les utiliser afin de vous mettre à l’abri et d’optimiser votre achat!

Rappel des étapes

  1. Brainstorming : écrivez sur un papier tous les mots qui vous paraissent liés à votre business
  2. Regroupement : classer les idées notées en 1, 2 ou 3 groupes génériques
  3. Priorisation: faites des choix
  4. Sélection: appel à la créativité
  5. Géographie et homogénéité: l’importance du marché envisagé
  6. Disponibilité: l’étape cruciale

N’hésitez pas à commenter si vous pensez qu’une étape supplémentaire doit venir s’intercaler d’après votre expérience ou si vous disposez d’un conseil.

Welcome to Instinct Entrepreneur – Bienvenue sur Instinct Entrepreneur

La meilleure façon d’imaginer ce que sera notre futur, c’est de se trouver parmi ceux qui le créent. Je ne suis pas le premier à prononcer ces mots, des personnalités avec une audience bien plus importante l’ont déjà énoncé mais cela reste toujours aussi vrai. Ce blog va donc me permettre de m’adresser à toute la communauté de créateurs, d’entrepreneurs, de rêveurs, de curieux, d’aventuriers et ceux qui les soutiennent d’une manière ou d’une autre, notamment les mentors, les investisseurs ou encore les leaders.

Ce blog va ainsi chercher à fournir des ressources aux entrepreneurs, des news qui me paraissent intéressantes, mes commentaires sur des faits marquants, mon propre ressenti de créateur, des coups de gueule s’ils sont justifiés et des idées sur le financement des startups et autres jeunes entreprises.

D’un côté ou de l’autre de la création, même si nos motivations et intérêts peuvent diverger, nous sommes malgré tout dans le même bateau, alors essayons d’en faire un trimaran de course plutôt qu’un immense paquebot parce que:

– L’adrénaline est bien plus au rendez-vous
– C’est plus excitant à naviguer
– On avance mieux ensemble que les uns contre les autres
– Ca fait rêver et nos sociétés en ont besoin
– Ca incite à aller puiser dans ses ressources et toucher ses limites
– Ce sont des expériences ultimes

N’hésitez pas à me contacter, commenter, échanger et… bonne lecture.
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The best way to guess our future is to be one of the people creating it. I am not the first one to write those words. Some famous guys with much greater audience already told that but I still think this is very true. This blog will therefore enable me to talk to the large community of creators, entrepreneurs, dreamers, curious people, adventurers and the ones that support them, namely mentors, investors or leaders.

This blog will be dedicated to provide entrepreneurs with resources, news that I am interested in, comments on major facts that happened, my own experience as a founder, my frustrations if they are justified and ideas on the financing of startups and other young companies.

Be it from one side of the creation or the other, we are on the same boat even if our motivations and stakes might be different from time to time. So let’s try to move forward on a three-hull boat made for racing rather than a giant one built for cruises because:

– Plenty of adrenalin comes in
– It is way more exciting to sail
– We progress better together than one against the other
– People dream about it and our societies need that
– It pushes towards the limits and leads to get out of our comfort zone
– It qualifies as an ultime experience

Do not hesitate to contact me, exchange, comment and… I hope you will have a good read.